Disparition de Delphine : son époux avoue, des ossements retrouvés dans le Tarn
L’affaire avait glacé la France en décembre 2020. Une femme disparaissait mystérieusement dans le Tarn, et pendant plus de trois ans, son mari clamait son innocence. Mais un retournement spectaculaire vient de bouleverser cette enquête qui semblait dans l’impasse.
Une découverte macabre dans le Tarn
Des ossements non identifiés ont été mis au jour dans la commune de Mailhoc, non loin de Cagnac-les-Mines. Ces restes humains pourraient bien appartenir à Delphine Aussaguel, disparue il y a plus de quatre ans.
L’exhumation s’est déroulée en présence de Cédric Jubillar, l’époux de la victime, accompagné de ses conseils juridiques Pierre et Guy Debuisson. Les gendarmes de Toulouse ont mené les opérations sous le contrôle strict d’un juge d’instruction.
Des aveux inattendus après des années de dénégations
Le mari de la disparue avait toujours nié toute implication dans cette affaire. Mais en juillet dernier, un courrier bouleversant a tout changé : Cédric Jubillar y admettait sa responsabilité dans le décès de son épouse.
Nicolas Jacquet, procureur général de Toulouse, a confirmé cette avancée décisive : « Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel. »
Une audition capitale
Le suspect a reconnu les faits lors d’une audition officielle. Cette confession intervient alors qu’il doit être jugé en appel à compter du 21 septembre prochain.
Le drame d’un couple en pleine séparation
Delphine Jubillar s’apprêtait à tourner une page de sa vie. La jeune femme avait pris la décision de quitter son époux pour refaire sa vie ailleurs, loin de ce mariage qui ne la rendait plus heureuse.
C’est dans ce contexte de rupture annoncée que la trentenaire a disparu en décembre 2020, laissant derrière elle deux enfants et de nombreuses questions sans réponses.
Une enquête complexe menée par les gendarmes
Le domicile du couple se situait à Cagnac-les-Mines, dans le département du Tarn. C’est à proximité, dans la commune voisine de Mailhoc, que les investigations ont finalement abouti.
Les fouilles ont nécessité la mobilisation d’une équipe spécialisée de la gendarmerie toulousaine. Les ossements découverts vont désormais faire l’objet d’analyses approfondies pour confirmer leur identification.

